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VPI

Développer le numérique dans les écoles ? L'exemple des écoles de Saint-Pantaléon de Larche

Le cahier des charges

Développer le numérique dans les écoles de la commune en permettant aux enseignants de pouvoir faire classe avec des dispositifs de vidéo projection interactive.

Disposer d’un partenaire technique de proximité apte à accompagner la commune et les écoles dans le déploiement et le quotidien de cet outillage de nouvelle génération.

Les points clés

Commune de Saint Pantalon de Larche

  • 23.5 km²

  • 4905 habitants

  • Agglomération de Brive La Gaillarde

  • 2 écoles : une au bourg et une à Bernou

  • De la maternelle au primaire

  • 485 élèves Ecole Blusson au bourg 312 Elèves, Ecole Delbary Bernou 173 Elèves

Le contexte

  • La commune a entamé ce processus de mise en œuvre de dispositif numérique dans les classes depuis plusieurs années et dispose donc désormais d’une bonne expérience en la matière

  • La commune profite d’aides de l’état et du département pour financer lesdits équipements numériques.

  • L’équipement des classes se fait sur la base du volontariat.

  • Le gouvernement et son plan numérique pour l’éducation encouragent le recours aux tableaux numériques

Biberonné au numérique !

La commune de Saint Pantaléon de Larche n’est pas un novice en la matière et dispose déjà de plusieurs années d’expérience. Elle a pu en effet expérimenter différents dispositifs numériques dans les classes de la commune. Jacques Vignal, Directeur Général des Services explique : « Mine de rien on a déjà 8 ans de recul et nous avons eu le loisir de tester différents outils, nous avions le choix entre trois : la classe numérique, le Tableau Blanc interactif (TBI) qui fut notre premier choix et le VPI (Vidéo Projecteur Interactif) qui est le système pour lequel nous avons finalement opté. » M. Vignal justifie ce choix par le fait que le dernier système permet de conserver un tableau blanc classique ce qui rend la classe moins rigide, l’enseignant alterne entre le numérique et un support plus classique.

Deux écoles sur la commune : de la maternelle au primaire et presque 500 enfants, à la fin de l’année la commune aura équipé l’intégralité de ses salles de classe. Au-delà des problématiques financières cet échelonnement dans l’équipement des salles est lié au fait que la commune n’a rien imposé, elle a placé l’enseignant au centre de la réflexion lui offrant la possibilité de s’équiper sans le lui imposer. « La commune n’a rien exigé, elle a souhaité prendre le virage du numérique car elle y était fortement incitée mais n’a jamais fait d’ingérence laissant le soin à l’enseignant d’équiper sa classe ou pas. Certains ont été leader, entrainant avec derrière eux d’autres collègues, d’autres plus réticents ont souhaité se donner un peu plus de temps avant de bénéficier du dispositif. »

Le reste de la cité a également pu profiter de cet outillage numérique puisque la commune a pu déployer des VPI dans les deux salles municipales polyvalentes des écoles, les associations peuvent donc également en profiter. Je pense au Club d’Echecs « Des cours d’arabe sont aussi dispensés, la calligraphie parfois complexe est plus facile à apprendre grâce à l’utilisation du VPI » indique Jacques Vignal.

Comment s’est fait le choix du matériel ?

M. Vignal indique que si le ministère de l’éducation, l’État, le Conseil Départemental ont incité les communes à s’équiper, il n’existe finalement pas de cahier des charges précis concernant les équipements matériels, or opter pour ce type de dispositif impose de se poser quelques questions : résolution, luminosité, durée de vie de la lampe, configuration et performance de l’ordinateur. « Si aujourd’hui nous sommes capables d’exiger de notre fournisseur des éléments précis, ça n’a pas toujours été le cas. Nous avons appris un peu sur le tas. Aujourd’hui nous ne lancerions pas une consultation sans exiger quelques marques bien précises ou le coût de remplacement de la lampe … »

C’est également cet état de fait qui a fait que la typologie de la solution a évolué, la commune avait opté pour les TBI et a finalement revu sa copie pour privilégier l’utilisation du VPI, beaucoup plus souple selon les enseignants. Il est important aussi de noter que l’encombrement est plus faible, le VPI est fixé sur le mur juste au-dessus du tableau, la projection se fait sur un tableau blanc classique, l’intégration dans l’environnement est finalement plus facile, le dispositif plus discret.

Comment se fait l’installation ?

« Suite aux différentes consultations nous retenons un prestataire, nos critères le prix bien entendu mais aussi la proximité pour le traitement des incidents, une mauvaise expérience avec un précédent prestataire qui nous imposait de passer par des tickets nous a un peu vacciné. Il est vrai qu’Amedia Solutions réunit ces deux critères et s’appuie sur du matériel de qualité. »

Les services techniques de la commune, en fonction de l’organisation souhaitée par l’enseignant, amènent l’électricité, le réseau informatique, posent la potence, Amedia Solutions prend ensuite le relai pour poser le VPI et réaliser tout le paramétrage nécessaire : réglages de la luminosité, résolution, installation des logiciels… Le choix des logiciels procède d’un échange entre les enseignants et le correspondant de l’éducation nationale. En effet il existe plusieurs outils gratuits chacun au regard de son expérience est capable de réaliser quelques préconisations.

« La prise en main est réalisée en petits groupes avec des enseignants utilisateurs et Amedia Solutions. En deux ou trois heures l’enseignant nouvellement équipé est opérationnel et a pu bénéficier de précieux retours d’expérience. »

Maintien du dispositif et petite maintenance

La commune a bien évolué puisqu’elle peut désormais s’appuyer sur un animateur informatique qui, en collaborant avec les services techniques peut aménager une configuration, nettoyer un filtre, contrôler un ordinateur ou réaliser un pré-diagnostic dans le but de faire intervenir Amedia Solutions sur une maintenance plus complexe.

Amedia Solutions reste fournisseur, installateur et réalise un peu de maintenance mais au final et au travers des formations dispensées participe de la montée en compétences de la commune lui permettant ainsi de ne pas avoir recours de manière systématique au prestataire.

Quel bilan sur ces quelques années ?

Nous l’avons vu, la commune et son DGS bénéficient d’une solide expérience en la matière et ont donc un avis critique sur la typologie de matériel à employer ou sur la façon de déployer un tel outil, ceci étant plusieurs remarques viennent dans l’échange avec M. Vignal. A ce jour les communes bénéficient d’un double accompagnement financier à la fois de l’État et du Conseil Départemental ce qui a tendance à favoriser le recours à l’investissement mais à terme si ces financements disparaissaient ou venaient à se réduire, le DGS s’interroge sur l’éventuel recours à la location. « Le risque c’est d’investir dans du matériel qui conserve tout de même une durée de vie limitée 5 ou 6 ans, difficile de maintenir dans les classes du matériel défaillant ou obsolète, la location permettrait éventuellement de palier à cela. Pour notre infrastructure informatique par exemple nous privilégions la performance et la sécurité, je pense qu’il en va sensiblement de même pour nos écoles : performance et qualité »

Saint Pantaléon de Larche et ses 500 enfants disposent désormais de vidéo projection interactive et font figure de bons élèves dans ce virage numérique entrepris par les écoles.

J. Vignal
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